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LES DEESSES : « … LES DEESSES, ce n’est pas quelque chose fabriqué, c’est vraiment des amies qui sont réunies pour former un groupe …. »
 

FUSION : Bonsoir mesdemoiselles !

LES DEESSES : Bonsoir !

F : Bienvenues en Martinique  !

L D : Merci !

F : C’est un immense plaisir de vous rencontrer…En premier lieu, faisons les présentations !

Edene : 21 ans, je suis de la Guadeloupe

Phylipa : 21 ans et je suis camerounaise-bretonne

Lylah : 19 ans, guadeloupéenne-martiniquaise

F : Bien, voilà les présentations faites. On vous a découvert avec le titre « On A Changé », bien avant les grandes vacances 2007. Parlez-nous un peu de vous, qui sont Les DEESSES ?

P : Les DEESSES, en tout c’est simple ! Ce sont trois filles qui se sont rencontrées sur différents castings à Paris. Et puis, à force de se croiser on s’est lié d’amitié. Il y a un feeling qui est vraiment bien passé entre nous. Et comme chacune avait un peu de mal à démarcher en solo, on s’est dit : « Bon les filles, peut-être que nous aurions du potentiel si nous y allions ensemble. C’est ce qu’on a fait. Et puis, chacune de nous connaissait Kaysha. On a pensé que c’était l’homme de la situation par rapport à la musique qu’on avait envie faire, qui est une musique afro-caribéenne. Donc, on est allées le voir et par la suite il nous a présentées à WUMB (ndlr : World Urban Music Black, c’est un label afro-antillais de musiques urbaines), qui est une filiale de NOUVELLE DONNE. Et ensuite, on a eu la chance de signer avec M6 INTERACTION qui nous a offert une nouvelle visibilité. Et puis voilà, l’aventure a commencé comme ça.

L : Il faut savoir que nous étions amies avant de commencer cette aventure (je pense que ça fait 4 ans que Edene et moi on se connaît, et 2 ans avec Phylipa). Donc, voilà ce n’est pas quelque chose fabriqué, c’est vraiment des amies qui sont réunies pour former un groupe pour partager la même passion

E : On le précise parce que, en fait, plusieurs fois, on nous pose la question afin de savoir si c’est un groupe monté. On a toujours l’impression que les gens croient que c’est le cas, et ce n’est pas du tout ça. On défend vraiment le fait que, avant le projet LES DEESSES, nous étions déjà amies. On veut vraiment que les gens comprennent ça…

F : Vous vous êtes rencontrées où : aux Antilles, en métropole ou en Afrique ?

L D : En métropole !

E. : Comme on l’a dit auparavant, on s’est rencontré au cours de divers castings. Chacune d’entre nous, on faisait des castings de danse, de musique, de comédie ou même pour faire de la figuration dans des clips. Et vu que le milieu est assez petit je dirais, et que les mêmes personnes qui font les castings se croisent souvent, on se croisait toutes les trois, tout le temps, tout le temps ! Et à force de, on est obligé d’avoir une communication avec les autres… En fait, c’est ce qui s’est passé entre nous, et le feeling est surtout bien passé entre nous. Donc après, c’était : « Bon, ben vas-y, donne-moi ton numéro de téléphone !… » Et ça s’est fait au fur et à mesure. Et donc du coup, voilà, on est devenu super copines et c’est comme ça que ça s’est fait !

F :Vous avez reçu le Prix de la Révélation de l’Année (ndlr : Cesaire de la Musique 2007), ça vous forge ?

E. : Oui, oui ! Déjà on a été très surprises qu’on nous annonce nominées aux Cesaire de la Musique dans la catégorie Révélation de l’Année. Et suite à ça, très surprises encore et très heureuses d’avoir gagné ce prix. Donc, ouais ….

L. : Il faut dire que cette récompense, ce n’est pas que pour nous. Cette récompense est vraiment pour toute l’équipe qui est derrière nous et pour tous les artistes qui ont participé à notre album : Daddy MORY, Ben-J des NEG MAWON, Kaysha…. Il y a même des gens qui ne sont pas encore connus mais qui vont bientôt l’être. Donc voilà, c’est une réponse pour tous ceux qui ont participé au projet LES DEESSES.

F : Et c’est votre tout premier opus ?

L D : Oui, tout à fait !.....

F :Et avant, que faisiez-vous ? Est-ce que vous aviez déjà évolué dans le milieu du show-business ?

P : Bah, en même temps le milieu du show-business ce n’est pas forcément le milieu musical….

F :Quand je dis show-business, ça comprend danse, théâtre, musique, etc…

P : Non, pas vraiment ! Milieu artistique, ça me correspond plus. Pour ma part, Phylipa, j’avais commencé par le théâtre au début. C’était des choses un peu comme ça…

E. : Pour ma part, moi-même Edene, j’étais plus basée dans le mannequinât et dans la comédie.

L : Moi j’ai pu poser sur une compil. de ZOUK qui s’appelle ZOUK PARTY quand j’avais 15 ans. C’était avec Fred BIGOR. Et ensuite, j’ai fait du Gospel avec 2 filles que je connaissais, qui étaient dans mon lycée. On chantait dans les mariages, des baptêmes… et après, je me suis mise avec les filles. Voilà !

F : Ça vous fait quoi quand on vous compare aux DESTINY’S CHILD ?

Sourires complices des DEESSES

P : …C’est vrai qu’on nous le dit souvent. Mais à chaque fois, on répond la même chose. C’est juste, je pense, une question de visuel du fait qu’on soit trois…. Mais après on n’a pas du tout la prétention d’avoir le niveau des DESTINY’S… C’est vrai que ce sont des exemples pour nous parce que les filles chantent, elles dansent, elles font vraiment le show. Elles sont opérationnelles. Mais après, nous, on préfère nous comparer aux ZOUK MACHINE, ça nous correspond plus par rapport à la musique qu’on fait.

Sourires des DEESSES

E : Ben, elle a tout dit !

F :Mais vous espérez quoi à travers cette carrière entamée, ce premier album ?... Sur le plan national, c’est déjà pas mal. Est-ce que vous espérez vraiment toucher d’autres publics, d’autres marchés ?

E : Ce qu’on voulait vraiment, c’était de toucher le marché national. D’abord nous, notre milieu à nous c’est-à-dire afro caribéen, c’était au début ce qu’on voulait. Et en plus de ça, toucher le marché national parce qu’on avait vraiment envie de mettre le ZOUK en valeur, et de mettre le ZOUK en avant parce que, c’est vrai qu’on a un peu de mal, nous les antillais et les africains, à faire mettre un peu de lumière sur cette musique-là. Donc, c’était déjà notre but, et maintenant, au jour d’aujourd’hui, on espère que ça marchera encore plus, qu’on ouvrira encore plus le marché, que ce soit aux Etats-Unis ou autres. C’est vrai que ce serait une chance justement que notre musique arrive aux Etats-Unis (sachant qu’elle y ait déjà, elle commence à tourner)…. On espère vraiment qu’on réussisse encore plus et que cet album nous enrichisse, nous Les DEESSES… et qu’on aille encore plus loin. Et qu’il y ait un deuxième album après.

F : Est-ce que vous êtes conscientes qu’aujourd’hui, Les Déesses ce n’est pas seulement un groupe de musique, c’est aussi un vrai produit de marketing ?

P : Je vais répondre à cette question exactement !... C’est vrai, on en est conscientes et finalement, ça nous arrange quelque part.  A la base, c’était notre concept – parce que c’est un concept, il ne faut pas se voiler la face, il y a du visuel aussi ça compte énormément. Et dans le marché actuel de la musique, c’est important. On ne va pas se voiler la face - On est conscientes de ça, on prend le bon de la chose et le reste on s’en fiche !...

Petit rire de Phylipa cherchant l’approbation de ses amies : C’est vrai ou pas ? C’est vrai ou pas ?

Eclats de rires des DEESSES

F : Quels sont vos projets après ?

L : Nous tournons dans la série télé « LA BAIE DES FLAMBOYANTS ». C’est aussi pour ça qu’on est là ! ….

F : Vous avez déjà vu les précédents épisodes ?

L : On a vu, mais vraiment pas grand-chose….

E : Moi, j’en ai vu quelques uns

P : Moi, je n’ai rien vu

E : Peut-être qu’il n’y a pas beaucoup de fans de la série, mais moi, j’ai ma famille qui est fan ! (Rires des trois) Ceci dit, moi ce que j’ai pu voir. Bon ! Ce n’est pas mal…

F : Phylipa ?

P : Alors, je ne peux rien dire puisque je n’ai vraiment pas vu. J’ai juste lu un petit récapitulatif sur la série. Sinon je n’ai pas vu, donc je ne peux rien dire.

F : Lylah ?

L : Moi j’ai aperçu des images quand j’étais en Martinique, on était dans un restaurant…. Je ne connais pas en fait ! Mais bon !..... De toute manière, même si ce n’est pas LE grand truc, pour nous c’est une expérience. C’est la première fois qu’on va vivre cette expérience à trois. Donc, même si ce n’est pas grandiose, on va en profiter et on va donner notre maximum pour être de bonnes comédiennes quoi ! Puis voilà ! On fera tout pour que ça soit bien !

F : Ça vous tente de faire du cinéma ?

L : Voilà ! C’est pourquoi on va tout donner ! Parce qu’on ne sait jamais… Peut-être que Luc BESSON va nous voir……

Eclats de rires des filles

E : Peut-être Steven SPIELBERG…. (rires)

P : Non, mais c’est vrai que, à part le chant, on pense aussi à faire du cinéma. Donc, c’est une chance, c’est une chance !....

L : Ouais !....

P : … On nous appelle pour réincarner notre rôle dans cette série-là. Après, les sentiments des gens au niveau de la série, on s’en fout un peu. Maintenant, nous, on fait notre taf et c’est ce qu’on a envie de faire. Donc après, voilà !

F : Vous étiez en Martinique, ensuite la Guadeloupe, puis la Guyane… ?

L D : La Guyane, au mois de décembre. Nous revenons !

L : On revient, Martinique, Guadeloupe, Guyane. On fait La Réunion, Mayotte. On fait l’Afrique aussi…. En novembre, on fait l’Afrique normalement. Et en décembre, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Mayotte…

F : Afrique de l’Ouest ? Cameroun ?

L D : Côte d’Ivoire !

P : mais pas le Cameroun, ce n’est pas prévu normalement !

L : Ouais ! Pas encore ! Mais on a d’autres projets mais on ne connaît pas encore les dates….

F : Et on pourra vous voir ici en live ?

L : Bien sûr !

P : Ben on espère, oui ! En live, avec des musiciens tout ça, oui !...

F : Ça vous a fait quoi d’être devant tout le gratin de la communauté noire lors de la remise du Cesaire ? Si je ne m’abuse, c’est votre première récompense ?

P : Oui, c’était notre première récompense…

L : Ouais !

P :… Et c’était aussi notre première prestation avec des musiciens. Donc, on n’a pas eu énormément de temps pour répéter, mais bon ! Ce sont des gens professionnels, donc ils nous avaient données quelques conseils… Mais être devant tous ces gens, le gratin comme tu dis, c’était assez hallucinant quoi, parce que j’ai une petite anecdote : pendant que je chantais, je voyais le monsieur qui fait la météo….. Comment il s’appelle ?....

L et E : lequel ?

F :sur quelle chaîne ?

P : Le coulis ! Celui qui a les cheveux coulis…

F : sur TF1 ?

P : Oui !

F : Sébastien FOLIN !

P : Oui ! Voilà. Eh bien, je me suis dit : « Wouaaaouu !!! ». C’était assez impressionnant, ouais, c’était assez impressionnant !

E : Il chantait la chanson…

P : Ouais ! Il chantait la chanson, c’est ça le pire ! Le monsieur de la météo !....

Les DEESSES s’esclaffent

F : Merci à vous Les DEESSES. A bientôt !

L D : Merci ! A bientôt !

F : Bon Zouk !

Interview réalisée le 10 novembre 2007